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Randonnée 4: Fuente Nueva – C.E.A. Los Llanillos

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(1) Nous partons de la fontaine appelée Fuentenueva, près de la route de Guadarrama (M 600) et à coté de l’urbanisation « Felipe II ». Cette fontaine fut construite par Fernando VII en 1815 et est proche…

(2) …de l’Auberge Centre de Ressources Naturelles du même nom. Nous sommes entourés de magnifiques exemplaires de frênes, saules, sureaux, pruniers sylvestres, frênes élevés, ormes, prunelliers, peupliers, féviers d’Amérique. Les jardins privés de la zone servent de refuge aux merles, rouges-gorges, rousserolles effarvattes, mésanges charbonnières, mésanges bleues ou encore hypolaïs polyglottes. Un panneau informatif situé prés de la Casa del Polvorín (Maison de la Poudre) vous aidera à identifier les différentes espèces.

Cette zone de transition, entre la forêt de pin et la forêt de chêne, est utilisée par les pies bleues comme lieu de passage entre un écosystème et l’autre.

Le chemin monte parallèlement à la berge droite du ruisseau du Barrancón et mène à la zone du Polvorín, (esplanade où nous laissons à droite le mur qui monte jusqu’au Pic d’Abantos et le Ruisseau du Barrancón). Cette partie de la forêt fut brulée par un incendie durant l’été 1999 et est en processus de reforestation et régénération.

A gauche, se trouve l’aire récréative du Tomillar, formée par une zone où poussent des pins noirs et des pins parasols. Ils sont accompagnés de petits chênes, ailante glanduleux, de cyprès et de robiniers faux-acacia avec leur grappes caractéristiques de fleurs blanches appelées populairement en Espagne « pain et fromage ». Entre les arbustes, nous trouvons : spartiers à tiges de jonc, cistes, genets, daphnés garou, larreas et fusains d’Europe. C’est un très bon endroit pour l’observation de loriots d’Europe, aigles bottés ou buses.

Le chemin mène à la piste forestière goudronnée, longeons-là sur 50 mètres et tournons à gauche pour prendre le Paso Finlandés (Passage Finlandais). La masse de chênes tauzins dont nous sommes entourés est un exemple de la végétation qui prédominait sur ces versants de la montagne. Au printemps et en été de nombreux méropidés survolent cet endroit. La pinède alterne des zones ouvertes où nous pourrons observer des grimpereaux des bois, des pouillots de Bonelli, des serins cini, des pinsons des arbres, des bruants fou et un grand nombre de mésanges, le tout agrémenté par le jacassement des pies qui volètent d’arbres en arbres. Le chemin est plat, passe par l’Arroyo de la Cruz (Ruisseau de la Croix) et plus loin…

(3) … par l’Arroyo de las Cebadillas (Ruisseau de l’Orge). Les genévriers cades sont ici nombreux, ainsi que les cistes, muriers, cynorhodons, marjolaines, thym et lavande. En montant le long du ruisseau, il y a des groupes de châtaigniers magnifiques.

Arrivés à ce point de notre parcours, le chemin sur lequel nous nous trouvons marque la limite en altitude de la ville de Saint Lorenzo de El Escorial au dessus de laquelle se dresse le Mont Abantos, déclaré Endroit Pittoresque en 1961. Ce chemin termine lorsqu’il rejoint le Paseo Miguel de Unamuno. Avant d’atteindre le cimetière, nous prendrons à droite par le chemin Puerto de Malagón et passerons par dessus les maisons en empruntant un passage entre les pins qui mène à l’Arroyo de la Baranquilla (Ruisseau de la Baranquilla). Près de ses rives, se détachent les petits groupements de sapins d’Espagne aussi appelés sapins d’Andalousie introduits par l’Ecole Spéciale d’Ingénieurs des Monts au début du siècle dernier.

Nous suivons le chemin appelé « Cañada Real Leonesa » le long de maisons qui se trouvent à notre gauche, jusqu’à rejoindre une piste de forêt goudronnée que nous croisons pour en prendre une autre, cette fois de terre, qui nous mène au ruisseau du Romeral.

(4) Nous arrivons au talweg du Romeral, dont le cours est canalisé jusqu’au barrage du même nom. Dans cette zone nous pouvons identifier un grand nombre d’espèces d’arbres tels que les chênes pubescents ou le pin de Monterey. Le chemin continue parallèlement à une ligne de haute tension et arrive à une porte que nous traverserons.

(5) Nous prenons à présent un chemin à droite qui nous conduit jusqu’à l’Arroyo del Helechal (Ruisseau de la Fougeraie). Quelques mètres en amont, nous verrons l’arche. Il s’agit d’une structure en pierres de granit, qui de même que d’autres dont les caractéristiques sont semblables, furent commandées par Philippe II pour pouvoir fournir le Monastère en eau. Il est intéressant de remarquer à l’intérieur le système de piles pour la décantation progressive des impuretés. En aval du ruisseau, nous parviendrons à la Presa de los Infantes (barrage des Infants). Comme la piste est assez large, elle permet aux petits lézards (et aussi aux gros) de prendre le soleil. Les buses variables, aigles bottés et aigles de Bonelli sont fréquents. Parfois, des huppes fasciées nous surprendrons parce qu’elles attendent le dernier moment pour s’envoler.

Après avoir passé l’Arroyo de los Castaños (Ruisseau des Châtaigniers), le chemin bifurque. Nous choisissons la voie la plus marquée qui est celle de gauche. Un peu plus loin, nous coïncidons à nouveau avec la ligne à haute tension, que nous suivrons jusqu’a atteindre une zone privée appelée Finca El Cobijo. Tout de suite après, nous apercevrons un sentier à notre droite. Le pin noir prédomine dans cette zone de même que les pieds de rosaceae déjà mentionnés : mûres, aubépines, et quelques cassiers. Les cistes abondent et peu à peu apparaîtront les genévriers communs, lavandes et fougères.

(6) C’est ici que commence le Camino del Caracol (chemin de l’Escargot) qui monte en zigzagant jusqu’à parvenir à une piste où nous pourrons apprécier un bel individu de pin sylvestre caractérisé par son port en forme de drapeau et du gui qui parasite les pins.

(7) Peu à peu, une fois après avoir passé la zone appelée Barranco de la Cabeza (Ravin de la Tête), nous voyons La Torrecilla (Petite Tour). Il s’agit d’une roche de gneiss haute d’une vingtaine de mètres sur le versant de la montagne, qui donne son nom au ruisseau qui est tout près.

(8) Suivant la droite, nous parvenons à l’aire récréative des Llanillos et à son refuge, aujourd’hui converti en Centre d’Education Environnemental. Cette zone, ou anciennement se cultivaient les arbres, nous permet d’identifier certaines espèces telles que : parasols, châtaigniers, platanes, saules fragiles, peupliers, ormes champêtres -celui qui est près de la fontaine est catalogué arbre singulier- érables, frênes, peupliers trembles, cerisiers, érables de Montpellier, alisiers blancs, cyprès de Lawson, aulnes et cèdres.

(9) Un peu plus loin (hors du sentier) nous rejoindrons l’arboretum Luis Cabellos.

Le chemin nous conduit vers la gauche à l’Arroyo del Avispero (Ruisseau du Nid de guêpes). Il est longé par un mur que nous traverserons. A partir de ce point, nous continuons en empruntant l’un des multiples sentiers qui se sont formés à partir des terrasses créées afin de reboiser la forêt. Là, il nous sera facile de surprendre les animaux qui ont déjà été mentionnés plus haut et tout spécialement les mésanges noires ou les mésanges huppées à la fin du sentier. Dans les zones proches de la rivière, il y a de nombreux bruants fous, pinsons des arbres… et aussi grimpereaux des bois. Dans les zones ouvertes nous profiterons de la vue panoramique sur la Herrería (avec le barrage du Batán en premier plan), las Machotas et la route de montagne de la Croix Verte.

Randonnée 3: La Lonja – Cascada del Hornillo

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L’histoire raconte que Philippe II en personne choisit cet endroit en vue d’y construire un monument qui « révélerait son pouvoir et sa grandeur aux siècles futurs ». Il y avait ici tous les éléments nécessaires à telle œuvre : eau en abondance, terrain frais et fertile, pierres de granit de bonnes qualité et grandes forêts d’où extraire le bois de construction (Valsaín, Guadarrama, Pinares Llanos, El Quejigar et Navaluengua). Commençons notre parcours dans ce superbe environnement naturel qui captivait le monarque.

(1) Notre parcours débute à la Lonja. Passons sous les Arcos de la Compañia (Arcs de la Compagnie), puis tournons à droite entre le parc Carrero Blanco et l’Université Maria Cristina (près de la grille nous pourrons voir l’un des magnifiques exemplaires de cèdres de Virginie qui se trouve à l’intérieur) et nous montrons l’avenue Conde de Aranda jusqu’à parvenir…

(2) …à l’Arche du Romeral (au pied du barrage du même nom) qui canalisait l’eau provenant des Arches de la Merinera et de l’Helechal. La digue du barrage du Romeral, construit par Juan de Villanueva au XVIIIè siècle, se rompit pendant l’hiver 1944, à la même époque que la rupture de la digue de barrage du Batán.

Du côté du barrage partent trois marches qui marquent le début d’un chemin qui monte au milieu de cistes et qui peu à peu se sépare du grillage. Nous poursuivons notre ascension parallèlement au Ruisseau du Romeral jusqu’à atteindre une porte grise à ressort, à ce point, nous croisons le chemin du Cordel del Valle. Continuons de monter tout droit jusqu’à arriver à la route. Le chemin continue au milieu d’une forêt de pins noirs d’Europe, espèce dominante de cette zone de même que le genévrier cade, la lavande et le fusain d’Europe…. (Attention de ne pas dévier à gauche en suivant la direction marquée par les flèches de bois qui indiquent le chemin de l’Arboretum).

(3) Le Camino de los Gallegos (Chemin des Galiciens) commence juste en face de la route. Nous y verrons de superbes exemplaires de chênes tauzins et de sapins d’Espagne. Le long du cette partie du chemin, nous profiterons d’un très beau panorama sur la crête du Mont Abantos, dont les fréquentes chutes de pierres donnèrent son nom autrefois au Ruisseau du Cascajal (du verbe ‘cascar’ qui signifie casser en espagnol), aujourd’hui connu comme Ruisseau du Romeral. Nous croiserons aussi des érables de Montpellier, des chênes verts, des chênes faginés, des chênes pubescents, des cerisiers…. entourés de genêts et de cistes (dont les fèves murissent avant celles du genêt).

300 mètres plus loin à droite, par la route, se trouve la Fuente de la Concha (Fontaine du Coquillage) autour de laquelle nous pouvons localiser des espèces telles que : sapins, châtaigniers, érables, saules, saules fragiles, saules pleureurs, bouleaux peupliers, cèdres, poiriers sauvages, amandiers et frênes.

Le long de notre ascension, nous aurons également l’occasion d’admirer de nombreux exemplaires magnifiques de mélèzes d’Europe et de hêtres, plantés par les élèves de l’Ecole d’Ingénieurs des Monts et Forêts pour reboiser la zone, jusqu’au transfert de cette Ecole à Madrid en 1914. Les bruyères à balais et les genévriers communs sont fréquents et sont habituellement accompagnés par de belles pivoines. Toutes ces espèces vivent en harmonie avec le pin sylvestre qui est l’espèce dominante au fur et à mesure que l’altitude est croissante. Un peu avant d’abandonner le chemin des Galiciens, nous trouvons à notre droite la Fontaine nommée Fuente del Trampalón.

(4) Ce chemin nous conduit directement aux prairies qui sont situées au pied du « Puerto de Malagón » (route de montagne de Malagón). Vous pourrez observer des sortes de masses blanches dans la coupe de certains sapins isolés. Il s’agit, en fait, de nids tissés par les terribles chenilles processionnaires du pin. Celles-ci passent l’hiver dans ces nids de soie blanche et s’alimentent des aiguilles du pin sur lequel elles se trouvent. Lors des premiers jours chauds du printemps les colonies entières abandonnent en procession leurs nids en vue de rechercher, au sol, un endroit bien ensoleillé pour s’y enfuir, tisser leurs cocons et se métamorphoser en papillon.

Nous parvenons à la route de montagne de Malagón (Puerto de Malagón) (1.536 m). A droite, la piste continue jusqu’à Peguerinos et au Puerto de los Leones. Face à nous se trouve le réservoir appelé Embalse del Tobar qui fournit San Lorenzo en eau par un tunnel qui traverse la montagne. Ici, passons par le Paso Finlandés (Passage Finlandais) et empruntons une piste large qui part de la gauche.

Sur les versants ensoleillés, les forêts de pins qui proviennent de reboisements se maintiennent, alors que dans les autres zones dominent les genêts purgatifs et l’adenocarpus hispanicus. Parfois, sur les feuilles de genêts purgatifs, de petites masses de mousses peuvent-être observées, à l’intérieur, de toutes petites cigales se protègent des prédateurs et de la déshydratation.

En montant, vous pourrez remarquer le long du chemin de petites roches de marbre blanchâtre qui affleurent du gneiss qui prédomine dans cette zone. Nous poursuivons le chemin jusqu’à trouver, sur notre droite, une fontaine-abreuvoir…

(5) …et les prairies qui donnent naissance à l’Arroyo del Hornillo (Ruisseau du Petit Four). Nous nous trouvons dans la vallée parallèle à celle du barrage et au ruisseau du Tobar. Le chemin n’est pas marqué, mais il est impossible de se perdre étant donné qu’il n’y a qu’à suivre le lit de la rivière qui nous conduit directement à la pinède. Là, nous prendrons le chemin qui suit le ruisseau, entre les pins, et qui nous mène à une piste de forêt. Nous suivrons cette piste sur quelque mètres jusqu’à ce qu’elle se sépare du ruisseau que nous traversons. A partir de point, nous ne longeons plus le ruisseau. Nous continuons par le versant de la montagne, sans perdre d’altitude en longeant les murs parallèles au ruisseau.

Nous rejoignons à nouveau le ruisseau en passant par une « rue » qui descend brusquement et qui nous fera coïncider à nouveau avec la pinède et un petit groupe de peupliers noirs. Le chemin surgit du coté gauche.

(6) Nous le suivons pour rejoindre, quelques minutes plus tard, la Cascade de l’Hornillo (Petit four). De là, en descendant par le versant gauche, nous arriverons à une piste forestière qui nous permettra d’atteindre une aire récréative située près du pont de la Rivière Aceña, sur la route qui unit Robledondo avec Santa María de la Alameda.

Randonnée 2. La Herrería – Las Machotas

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(1) Commençons la randonnée à la Lonja et franchissons les Arcs de la Compagnie. La vue sur le jardin et le potager des Moines ainsi que le bassin dont une partie est ombragée par un énorme saule pleureur est spectaculaire. L’origine du bassin correspond à l’une des deux fontaines les plus anciennes de cet endroit, la fontaine de Blasco Sancho ou de l’Estribo (l’étrier) à côté de la fontaine actuelle appelée Fuente de la Reina (Fontaine de la Reine) anciennement Matalasfuentes. Le long du chemin, nous sommes accompagnés par une rangée de châtaigniers d’Indes.

Longeons le Paseo de Carlos III pour arriver à la Herrería (déclarée paysage pittoresque en 1961 et propriété du Patrimoine National), puis franchissons une entrée flanquée de deux colonnes pour rejoindre la «Cuesta de los Pastores» (Côte des pasteurs). Descendons en passant devant le kiosque de «Zarco», et la Fuente del Seminario (Fontaine du Séminaire) à notre droite.

En chemin, nous verrons un exemplaire d’arbre de Judée (espèce qui représente une floraison rose spectaculaire et précoce et qui est appelée arbre de l’amour en espagnol). Nous arriverons bien vite au club de golf qui se trouve juste en face de l’auberge de jeunesse de Santa María del Buen Aire (Sainte Marie du Bon Air). Dans cette zone, la Herrería est une prairie où poussent des frênes. Nous continuons notre marche le long de la clôture du club de golf à l’ombre d’exemplaires majestueux de platanes communs. Un peu avant d’arriver à la Cruz de los Romeros (Croix des Romarins) une bifurcation nous permettra de rejoindre la Fuente de los Capones (Fontaine des Chapons).

Le chemin monte jusqu’à rejoindre le Ruisseau du Batán et nous arrivons au croisement avec la route M-505 que nous traverserons avec précaution. La piste goudronnée nous mène directement à la Silla de Felipe II (Chaise de Philippe II), un raccourci existe en empruntant les chemins qui sont à gauche derrière la zone récréative. De ce même côté, nous passerons devant la Fuente de la Prosperidad (Fontaine de la Prospérité). A droite, nous apercevons la Ermita de la Virgen de Gracia (Chapelle de la Vierge de Grâce).

(2) Il nous sera facile de voir un très beau pin sylvestre catalogué Arbre Singulier de la Communauté de Madrid. Au dessus, se trouve la Fuente de las Arenitas (Fontaine du Sable). Nous nous trouvons dans une forêt magnifique de chênes tauzins, parsemée de cerisiers, poiriers sauvages, fusains d’Europe, prunelliers, aubépines, cynorrhodons, mûriers, pruniers sauvages, sureaux, troènes, lierres grimpants, chèvrefeuilles, fougères, saules, noisetiers, pommiers sauvages… C’est un endroit idéal pour observer les oiseaux.

(3) Depuis la Chaise de Philippe II, nous pourrons profiter de très jolies vues panoramiques. Nous trouverons aussi de magnifiques exemplaires d’érables de Montpellier, spécialement un spécimen situé près des marches taillées dans la pierre qui est catalogué Arbre Singulier de la Communauté de Madrid. Les hirondelles rousselines sont habituellement nombreuses le long de cette partie du chemin.

(4) Nous nous dirigeons vers la Casa del Sordo (Maison du Sourd). Nous y arrivons par un chemin qui part du kiosque (bar) qui est situé au pied de la Chaise. A partir de la Maison du Sourd, où une vue spectaculaire nous est à nouveau offerte, le chemin rejoint une piste de terre plus large qui mène à la barrière d’accès d’une propriété privée. Continuons notre chemin parallèlement au mur sans franchir la porte et sans suivre aucune déviation à droite. Le chemin serpente de façon ascendante.

Nous surprendrons sans doute quelques lézards ibériques ou des lézards à longues queue, avec un peu plus de chance nous verrons des lézards émeraudes (lacerato schreiberi) ou des lézards ocellés.

Sautons le mur là où nous l’indique la GR 10. Ce mur s’appelle la Tapia Maestra (Mur de Clôture Principal) et marque la limite de l’ancien territoire de chasse de Philippe II. La silhouette du Pico del Fraile (Pic du Moine) se dessine clairement au dessus de la Machota Alta. Ce mur marque la limite du bois de chênes tauzins et à partir de là le type de végétation change de manière radicale. Il y a de superbes exemplaires de genévriers cades, marjolaines, thym et lavande. Suivons à gauche pour rejoindre, un peu plus loin, un chemin bien marqué.

(5) Le chemin monte à nouveau jusqu’à parvenir au Collado de Entrecabezas (Col d’Entrecabezas). Là, trois possibilités s’offrent à nous :

(6) prendre à gauche et suivre le chemin jusqu’à la Machota Baja en suivant les chapelles ; ou continuer tout droit et commencer la descente vers Zarzalejo (entre de grandes masses granitiques) en empruntant le sentier qui part de la berge droite du ruisseau qui surgit de…

(7) …la Fuente de Entrecabezas et qui nous mène à la Fuente del Rey (Fontaine du Roi), aux alentours de laquelle se trouvent de très beaux exemplaires de châtaigniers dont certains sont protégés et catalogués Arbres Singuliers de la Communauté de Madrid ; ou enfin,

(8) tourner à droite et monter la Machota Alta familièrement connue comme le « Pic du Moine ». Le parcours continue sur le chemin qui longe le mur et monte à notre droite. A partir de ce point nous abandonnons la GR-10. Nous sautons une clôture, et continuons à gauche du mur de pierre par un chemin qui sera bien défini quelques mètres plus loin. Dans la première partie du chemin nous serons entourés de genévriers, genêts, cynorhodons, et un grand nombre de plantes aromatiques : lavande, thym, marrubes…, et quelques chênes verts. Lorsque nous serons presque parvenus au sommet, nous pourrons voir de l’autre côté du mur, un très beau spécimen d’aubépine blanche.

Nous commençons la descente suivant le chemin qui est parallèle au mur de pierre. Un peu plus loin le mur change de direction et nous dirige à San Lorenzo. Le chemin qui part de la gauche et qui est parallèle à un autre mur mène au Puerto de la Cruz Verde (Route de Montagne de la Croix Verte). Nous suivons le mur jusqu’à parvenir à la barrière d’accès d’une propriété privée, qui à son tour marque l’origine d’un chemin de terre connu sous le nom de Camino del Ortigal (Chemin des Orties). La végétation est épaisse et forme un refuge parfait pour les renards et les sangliers.

Le Chemin des Orties continue à plat sur 200 mètres entre les genêts, jusqu’à un chemin qui part de notre droite et qui est parallèle à une clôture métallique. Ce sentier nous conduira, par la crête du versant, jusqu’à une piste goudronnée. Nous allons toujours en direction du barrage du Batán et du Monastère. Nous longeons tout d’abord la clôture métallique sur à peu près 100 mètres, et ensuite le mur de pierre. C’est à la fin de ce mur que commence le Rebollar (forêt de chênes tauzin). Nous avons deux possibilités pour rejoindre une piste goudronnée, la première consiste à continuer tout droit par la crête du versant, et l’autre, à prendre le chemin de la droite, (qui mène à une forêt dense peuplée de chênes tauzins, genêts cynorrhodons, mûriers), et traverser un ruisseau pour rejoindre un chemin large de terre qui tourne à droite et nous mène directement à la piste (mûriers à droite, frênes et chênes à gauche).

(9) Cette piste goudronnée, que nous prenons à droite, nous mène à la Fuente de la Reina (Fontaine de la Reine) ou zone du Castañar (bois de Châtaigniers). Ici commence le sentier écologique (adapté aux aveugles et aux personnes en chaise roulante) le long duquel se trouvent des panneaux d’information. Nous pourrons y admirer des exemplaires de châtaigniers centenaires, des tilleuls gigantesques -le Tilo de la Mano (Tilleul de la Main) qui se dresse dans le bois de châtaigniers ou encore deux châtaigniers qui sont près du Ruisseau du Carbonel sont des arbres singuliers catalogués-. Il y a aussi de nombreux noisetiers, pivoines, cerisiers, plantes grimpantes, prunelliers et chênes tauzins. A la fin du sentier écologique, une barrière empêche l’accès des voitures et un chemin de terre part de la droite permettant de rejoindre le chemin que nous avions pris après avoir passé devant la Maison du Sourd et de nouveau la Chaise de Philippe II.

Randonnée 1: La Lonja – Monte Abantos

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Distance: 11-19 km (selon trajet)

Durée: 3,4 – 5,8 heures

Difficulté: moyenne-élevée

(1) Nous partons de la Lonja. En la longeant, nous pouvons voir sur l’une de ses dalles la plaque qui rappelle le tracé de la ligne méridienne astronomique du Site Royal réalisée par Don Luis Ceballos Medrano en 1905. Passons par les Arcs de la Compagnie puis tournons à droite et montons l’avenue Conde de Aranda pour continuer par la rue Pinar.

(2) Quelques mètres plus loin, à notre gauche part un petit chemin de terre qui conduit à la Fuente de la Bola (Fontaine de la Boule). Les arbres de cette partie du parcours sont des pins noirs d’Europe. Suivant le chemin, nous arrivons au barrage du Romeral. Ici, nous verrons des martinets noirs et des hirondelles des fenêtres, sur les montagnes volent des buses, des aigles bottés et exceptionnellement des couples d’aigles de bonelli. Marchant du côté gauche, nous parvenons à la Casita Rustíca (Maisonnette Rustique). Longeant le grillage nous entrons à présent dans le Parc Miguel de Campo, construit en 1929, par où passe le Ruisseau du Romeral.

(3) Dans ce parc se trouvent la Fuente de la Teja (Fontaine de la Tuile) et la Fuente de Currutaca (Fontaine de Currutaca). Nous y verrons une grande variété d’arbres, tels que : cèdres de l’Atlas, genévriers cades, vieux tilleuls avec leur écorce caractéristique fendue dans la longueur, cerisiers, châtaigniers d’Inde, sapins d’Espagne, jeunes exemplaires d’ormes champêtres, vieux peupliers… Entre les buissons nous surprendrons des troglodytes mignons, des bouscarles de cetti et des fauvettes pitchou. Nous pourrons entendre les martellements du pic vert ou voir quelques geais des chênes.

(4) Abandonnons à présent le parc par un chemin parallèle au Ruisseau du Romeral pour arriver jusqu’à un dépôt, là où la route forme un virage. Quelques mètres plus loin, nous emprunterons une piste de forêt non goudronnée qui nous permettra de rejoindre un chemin qui part de la droite et qui est signalisé par des bandes rouge et blanche avec l’indication GR 10 (Grande Randonnée 10). A partir de ce moment commence à abonder la principale espèce d’arbre d’Abantos: le pin résineux ou pin noir. Il est accompagné de genêts, cistes, lavandes, daphnés garou, fougères, marrubes…

Suivant le chemin marqué par ces bandes, nous traverserons la route et pouvons observer les échelonnements du terrain pratiqués au XIXè siècle pour la plantation de la forêt. Nos verrons quelques rosáceas espinosas tels que : prunelliers, aubépines ou cynorrhodons, appelés communément poil à gratter, et mûriers. Tout au long de cette partie du parcours abondent les pommes de pin à moitié mangées par les écureuils, les sillons creusés par les sangliers et les excréments de mammifères tels renards, fouines, etc.

Plus haut, le pin résineux laisse la place au pin sylvestre dont l’écorce orangée est facile à distinguer. A partir de ce point, c’est l’espèce qui prédominera. A cette altitude nous pourrons trouver des cistes entourés de fougères, genêts, cistes, lavandes et marrubes.

Continuons notre ascension par un chemin parsemé d’exemplaires isolés de chênes tauzins, chênes verts, cèdres de Montpellier et, dans les vallées, de saules et de frênes. Parfois, en été, des chenilles Abraxas pantaria L. peuvent êtres découvertes dévorant les feuilles des ces frênes et pendant le long de fins fils de soie.

(5) Sans croiser le Ruisseau du Romeral, nous montons jusqu’à la Fontaine du Cervunal qui tire son nom du vervuno (Nardus stricta), graminée herbacée de ces montagnes qui est souvent accompagnée d’herbes de Saint Antoine. Dans le ciel, volent des hirondelles noires et des martinets.

Un peu plus haut, nous prenons la piste qui nous mène au mont Abantos depuis la route que nous empruntons à notre gauche, près de là où commence le chemin de retour : le chemin des Gallegos (Galiciens). A notre droite, la piste termine au niveau de la Maisonnette (appelée du Télégraphe parce que tel fut son usage aux temps de l’ancien système de communication par drapeaux).

(6) Nous pouvons continuer jusque là ou tourner, un peu avant, à droite et monter jusqu’au sommet d’Abantos. Survolant les masses granitiques, abondent les corbeaux, les pies et les corneilles. Avec un peu de chance, ils sont très timides, nous pourrons apercevoir quelque Monticole merle des roches solitaire.

Derrière la station météorologique et tout contre un mur, il y a le mur que Philippe II fit construire autour de ses propriétés. Il est long d’approximativement quarante six kilomètres et à une hauteur de neuf à douze pieds. La végétation est ici de genêts, luzulas et autres herbacées entres lesquelles se cachent des lézards ibériques, des lézards à longue queue et des lézards ocellés. Il est relativement facile de voir des faucons, des buses variables ou des aigles bottés, par contre, apercevoir des aigles de borelli (dans les trous des pins) est beaucoup plus rare. La végétation ici sert de refuge aux renards, lapins et sangliers, leurs empruntes et sillons sont fréquents sur ce terrain.

(7) Un chemin descend jusqu’au Portillos de los Pozos de la Neige (Brèches des Puis de la Neige). Nous parvenons à une clôture en fil de fer barbelé qui délimite la province de Madrid de celle d’Avila, nous la traversons et un autre passage dans le mur de Philippe II permet l’accès à un puis de neige bâtit à l’époque de Philippe III qui fonctionna jusqu’à l’année 1934 et fut restauré en 1985. De retour sur le chemin et longeant le mur nous parvenons au Sommet de San Juan (avec des vues sur la Croix du Valle de los Caídos -Vallée de ceux qui sont tombés- et Cuelgamuros). Ici nous voyons les «sautoirs » ou rampes introduites par Charles III pour faciliter l’entrée des animaux.

(8) Finalement, nous descendrons, en passant par le Refuge de la Naranjera, qui est entouré de petits bois peuplés de : mésanges charbonnières, sitelles corchepot, grimpereaux des bois, mésanges à longues queues et geais des bois ainsi que les espèces déjà mentionnées antérieurement. Dans le ciel volent des vautours fauves. Nous arrivons à la Fuente de las Negras (Fontaines des Noires). C’est ici où, au printemps de l’année 1848 le professeur qui résidait à San Lorenzo, Don Mariano de la Paz Graell Agüera décrit pour la première fois un merveilleux papillon, aujourd’hui protégé, qu’il baptisa du nom de Graellsia isabelae , en l’honneur de la Reine Isabelle II d’Espagne. Ici, nous prenons la piste goudronnée qui descend à San Lorenzo. En passant sur le Ruisseau du Tobar, à votre gauche, vous pouvez voir l’Arc de Saint Jean.

(9) Notre piste en rejoint une autre, qui procède de la Fontaine du Cervunal, et qui nous mène à la route de montagne de Malagón, où les restes d’un puis de neige peuvent encore être observés. A l’extrémité du tournant nous abandonnons le goudron pour arriver quelques mètres plus loin…

(10) …au Chemin des Gallegos, (et la Fontaine du Trampalón). Ce chemin surprend par sa biodiversité, ses cyprès de Patagonie et ses petits bois de hêtres. Descendons et traversons la route pour arriver au Cordel del Valle (Cordon de la vallée). Nous le traversons et passons par un passage situé près d’un poste électrique pour parvenir à une clôture que nous suivrons jusqu’au Barrage du Romeral. Nous descendons (en passant près de l’Arc du Romeral) et nous parvenons à l’avenue du Conde de Aranda, flanquée de châtaigniers d’Inde où nous avions commencé notre parcours jusqu’à revenir à la Lonja.

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